L’installateur est parti, la clim fonctionne, et il reste ce bloc blanc contre le mur de la terrasse. C’est la situation de la plupart des gens qui nous écrivent. Il y a cinq façons de cacher une unité extérieure de climatisation, de la haie au coffrage sur mesure. Aucune n’est parfaite, y compris la nôtre. Et il y a une erreur à ne pas faire, quelle que soit la solution retenue : étouffer l’appareil. On commence par là.
Avant tout : l’unité doit respirer
Une unité extérieure aspire de l’air par l’arrière et le rejette par l’avant (chaud en été, froid en hiver pour une pompe à chaleur). Si l’air rejeté revient vers l’appareil parce qu’il est enfermé, le compresseur force, la consommation monte et l’appareil vieillit plus vite. Certains fabricants vont jusqu’à conditionner leur garantie à une aspiration dégagée.
Contrairement à ce qu’on lit souvent, il ne s’agit pas de laisser un grand vide tout autour : un cache peut épouser l’unité d’assez près. Ce qui compte, c’est que l’aspiration à l’arrière soit libre et que l’air chaud puisse sortir par l’avant et par le haut.
Comment c’est traité sur nos caches
L’arrière est ouvert sur 10 cm, sans lames, pour que l’unité aspire sans obstacle. La façade est ajourée sur toute sa hauteur. Le dessus est à claire-voie pour laisser l’air chaud s’échapper. Si la notice de votre appareil demande davantage, c’est la notice qui a raison ; en cas de doute, la personne qui l’a posé vous le dira en deux minutes.
À proscrire sur un appareil qui fonctionne
Un cache fermé, une bâche, un coffre étanche, ou un cache dont l’arrière est plaqué contre l’unité. C’est le premier point à vérifier avant même de regarder le design.
Les cinq solutions, sans langue de bois
1. La haie ou les plantes grimpantes
La solution la moins chère et la plus naturelle. Elle a deux défauts sérieux : il faut deux à quatre ans pour qu’une haie cache réellement un bloc de 80 cm de haut, et les feuilles finissent dans les grilles. Si vous choisissez cette voie, prenez du persistant, plantez à 50 cm minimum et prévoyez de tailler.
2. Le claustra ou panneau décoratif
Un panneau composite, PVC ou métal fixé devant l’unité. Entre 100 et 300 € en magasin de bricolage. Ça cache d’un seul côté, ce qui suffit si l’unité est contre un mur et vue de face. Le point faible, c’est le vieillissement : le composite d’entrée de gamme se décolore en deux ou trois étés, le PVC devient cassant. Si le claustra n’est pas ancré, il finit dans le jardin au premier coup de vent.
3. Le cache en aluminium
Le choix logique sur une maison contemporaine : lignes nettes, coloris au choix, pas de rouille, entretien nul. Comptez 200 à 500 €. Deux réserves qu’on entend souvent : le métal chauffe fort en plein soleil, et un cache alu léger peut entrer en résonance avec les vibrations de l’unité. Dans un jardin planté ou devant une façade en pierre, le rendu fait vite « local technique ».
4. Le cache en teck massif
C’est ce que nous fabriquons, donc lisez ce qui suit en sachant d’où l’on parle.
Le teck est un bois qui contient ses propres huiles : il ne pourrit pas, les insectes ne le mangent pas, il n’a besoin d’aucun traitement. Posé dehors, il tient 25 à 30 ans, souvent plus. Il commence doré et vire au gris argent en un an ou deux si on ne l’huile pas. Beaucoup de nos clients préfèrent le gris ; ceux qui veulent garder la couleur d’origine passent une huile de teck une fois par an, une demi-heure de travail.
Ses limites, pour être honnête : c’est plus cher qu’un claustra (nos caches vont de 349 à 499 € selon la taille), c’est lourd, et un cache en bois sur une façade très minimaliste peut jurer là où l’alu passerait mieux.
Trois tailles, pensées pour envelopper l’unité au plus près
À titre de repère (dimensions intérieures), le S accueille une unité jusqu’à 90 × 68 × 47 cm environ, le M jusqu’à 100 × 86 × 51 cm, le L jusqu’à 110 × 101 × 54 cm. Au sol, le cache se pose autour de l’unité sans perçage. Si votre unité est en hauteur sur des équerres, il se fixe au mur de la même façon : les attaches sont fournies, il ne reste qu’à choisir la visserie adaptée à votre mur.

5. Le coffrage sur mesure par un menuisier
La solution parfaite sur le papier : exactement vos dimensions, votre essence, votre finition. En pratique, comptez 800 à 2 000 € et plusieurs semaines d’attente, et vérifiez que le menuisier a bien laissé l’arrière et le dessus dégagés, et prévu l’accès pour l’entretien. Les coffrages « jolis mais fermés » sont la première cause de surchauffe qu’on nous décrit.
En un coup d’œil
| Solution | Budget indicatif | Ce que ça cache | Point faible | Entretien |
|---|---|---|---|---|
| Haie, plantes grimpantes | Quelques dizaines d’euros | Un côté, après 2 à 4 ans | Feuilles dans les grilles, nu en hiver | Taille et arrosage |
| Claustra, panneau | 100 à 300 € | Un côté | Se décolore, s’envole s’il n’est pas ancré | Faible |
| Cache aluminium | 200 à 500 € | Trois côtés | Chauffe au soleil, peut résonner | Aucun |
| Cache teck massif | 349 à 499 € | Trois côtés et le dessus | Prix, poids | Aucun, ou une huile par an pour garder le doré |
| Coffrage sur mesure | 800 à 2 000 € | Selon le projet | Délai, ventilation à vérifier | Selon le bois |
Quand un cache n’est pas la bonne réponse
Deux cas où nous déconseillons d’acheter, y compris chez nous :
L’unité est coincée dans un renfoncement, un angle de murs ou sous un balcon bas
L’arrière est déjà collé à une paroi, l’aspiration est déjà contrainte ; ajouter un cache par-dessus n’arrangera rien. Dans ce cas, une plante en pot placée à un mètre devant fait le travail visuel sans toucher au flux d’air.
L’unité dépasse nettement nos dimensions intérieures, ou vous avez deux unités côte à côte
Un cache trop petit qui écrase l’appareil est pire que pas de cache du tout. Écrivez-nous avec vos mesures : il y a parfois une solution (rallonge de profondeur, face du dessous), et parfois non, et on vous le dira.
Comment choisir, en pratique
- Mesurez l’unité : hauteur, largeur, profondeur, en incluant les équerres ou le support si elle est surélevée. Prenez la taille de cache dont les dimensions intérieures sont juste au-dessus : le cache doit envelopper l’unité, pas flotter autour. Si vous hésitez entre deux tailles, envoyez-nous vos trois mesures, on vous répond sous 24 h.
- Regardez d’où l’unité est vue. Vue de face uniquement : un claustra peut suffire. Vue de la terrasse, sur trois côtés : il faut un cache complet.
- Pensez à l’entretien de l’appareil. Un technicien doit pouvoir accéder aux raccords et aux ailettes une fois par an. Un cache qu’il faut démonter entièrement sera vite laissé de côté.
- Choisissez le matériau en fonction de la façade, pas du catalogue. Alu sur du contemporain, bois sur de la pierre, du crépi ou un jardin planté.
La question qu’on nous pose le plus
Huit demandes de contact sur dix que nous recevons portent sur la même chose : « quelle taille pour mon unité ? ». C’est pour ça que nous avons créé un guide des tailles : vous y entrez vos trois mesures et vous avez la réponse tout de suite, sans nous attendre.
Et si un doute subsiste, parce que votre unité est sur équerres, dans un angle, ou entre deux tailles, écrivez-nous : on répond sous 24 h et on préfère vous dire « non, ça ne passe pas » qu’expédier un cache qui ne convient pas.
Ce qu’un cache fait, et ne fait pas

Il ne fait pas consommer moins. Il ne rend pas l’unité silencieuse, mais un cache en bois massif atténue davantage le bruit qu’un cache en aluminium, qui a plutôt tendance à résonner. Il protège de la grêle et des chocs (ballon, chaise de jardin), pas vraiment de la pluie, et de toute façon l’unité est faite pour vivre dehors.
Et surtout, il rend une terrasse à nouveau agréable à regarder. Quand il est bien dimensionné, il le fait pendant vingt-cinq ans sans qu’on y pense.
Voir le cache Bokame
Teck massif, trois tailles, pose au sol sans perçage ou fixation murale avec attaches fournies. À partir de 349 €, livraison offerte en France métropolitaine, garantie 2 ans.
